» La corruption est un obstacle de taille pour le développement international et la réalisation de l’objectif consistant à mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde », a déclaré Shaolin Young, directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque mondiale.
Il a fait cette annonce à Paris lors d’une conférence sur le thème « Lutte contre la corruption -la voie à suivre ».
Il est injuste d’utiliser le pouvoir public à des fins privées, ajoute M. Shaolin Young. Parce que cela prive les pauvres d’accès aux ressources. « La corruption empêche de fournir aux groupes vulnérables les services dont ils ont besoin. Elle affaiblit le contrat social, mène à l’exclusion, à l’instabilité et au conflit », fait-il remarquer.
En 2015, le système d’enquête et de sanctions de la Banque mondiale a détecté des irrégularités dans 61 projets pesant plus de 500 millions de dollars. Par conséquent, la Banque mondiale a radié de ses fichiers ou frappé d’autres sanctions plus de 700 entreprises et individus. « Ces sanctions sont graves et nous entendons partager plus largement notre expérience dans ce domaine », indique-t-il.
Ceci dit, le coût de la corruption reste considérable. Selon les estimations du groupe, « les entreprises et les individus versent 1500 milliards de dollars de pots-de-vin par an, soit près de 2 % du PIB mondial- et dix fois plus que le montant de l’aide publique au développement ».
Le coût humain de la corruption est également affligeant. La mortalité infantile et l’insuffisance pondérale à la naissance sont deux fois plus élevées là où la corruption est omniprésente ; sans oublier que le même cas , les taux d’abandon scolaire sont cinq fois plus élevés, selon la banque mondiale.
Aliou BM Diallo