Logées respectivement dans les groupes E, F et G de la Coupe du monde 2026, la Côte d’Ivoire, la Tunisie et l’Égypte repartent à la conquête de la planète football. Sur le sol américain, les représentants africains nourrissent de grandes ambitions, même s’ils savent que la tâche s’annonce ardue. Habituées de cette compétition, ces trois sélections partagent un point commun : elles n’ont jamais réussi à franchir le premier tour du Mondial. Cette édition pourrait être celle de la fin de cette malédiction.
Groupe E : le grand rêve de la Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire effectue son grand retour sur la scène mondiale après douze années d’absence, sous la conduite de son sélectionneur Emerse Faé, lui-même ancien mondialiste avec les Éléphants lors de l’édition 2006 en Allemagne. Jamais parvenus à dépasser la phase de groupes, les champions d’Afrique espèrent créer la surprise grâce à une génération mêlant jeunesse et expérience.
Simon Adingra, Nicolas Pépé, Christ Inao, Yahia Fofana, Evann Guessand, Oumar Diakité ou encore Ousmane Diomandé incarnent cette nouvelle vague qui fait rêver tout un peuple. Plusieurs d’entre eux ont contribué au sacre continental de 2024. À leurs côtés, des cadres tels que Franck Kessié, Jean Michaël Seri et Seko Fofana apportent leur vécu et leur leadership. Un groupe déterminé à aller le plus loin possible dans cette compétition.
Toutefois, certaines inquiétudes subsistent. Le capitaine Franck Kessié, récemment touché aux ischio-jambiers, manque encore de rythme, tout comme Evan Ndicka, pilier de la défense, qui poursuit sa rééducation après une blessure. L’état de forme de ces deux joueurs pourrait avoir une incidence sur les performances des Éléphants. Par ailleurs, malgré les 25 buts inscrits lors des éliminatoires, la sélection ivoirienne semble encore manquer d’un véritable avant-centre capable de faire la différence dans tous les registres.
Trentre troisième au classement FIFA, la Côte d’Ivoire possède néanmoins de sérieux arguments pour rivaliser avec l’Équateur, l’Allemagne et Curaçao dans cette poule. Les Éléphants restent sur une excellente dynamique, avec des succès en matches amicaux contre la Corée du Sud (4-0), l’Écosse (1-0) et surtout une victoire historique face à la France (2-1). Un autre motif de satisfaction : le gardien ivoirien a réalisé dix « clean sheets » durant les éliminatoires.
Groupe F : la Tunisie, une géante aux pieds d’argile
La Tunisie a signé un parcours remarquable lors des éliminatoires en terminant en tête du groupe H sans encaisser le moindre but. Désormais dirigée par Sabri Lamouchi, en poste depuis janvier 2026, la sélection s’appuie sur des cadres comme Mohamed Ali Ben Romdhane, buteur décisif lors de la qualification, le gardien Aymen Dahmen et le jeune Hannibal Mejbri. Éliminés dès les huitièmes de finale de la CAN 2026 par les Aigles du Mali, les Aigles de Carthage espèrent rebondir sur la scène mondiale.
Avec neuf victoires et un match nul, la Tunisie a affiché une solidité défensive impressionnante pendant les qualifications. Son sélectionneur, Sabri Lamouchi, nommé après la CAN 2026, possède une expérience internationale acquise notamment à la tête de la Côte d’Ivoire lors du Mondial 2014 au Brésil. Présente à six reprises en Coupe du monde, la Tunisie, 46e au classement FIFA après avoir perdu deux places, n’a pourtant jamais réussi à franchir le premier tour. Une statistique qui nourrit encore son image de géante aux pieds d’argile.
Groupe G : l’Égypte à la recherche d’une première victoire
Puissante sur le continent africain mais en difficulté sur la scène mondiale, l’Égypte espère enfin inverser cette tendance. Placée 26e au classement FIFA, l’Égypte évoluera dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande. Des adversaires largement à sa portée sur le papier, mais face auxquels elle devra impérativement confirmer leurs ambitions sur le terrain.
Sous la direction de Hossam Hassan, ancien international présent au Mondial 1990, les Égyptiens poursuivent un objectif clair : remporter enfin leur premier match en phase finale de Coupe du monde. Portée par son capitaine Mohamed Salah et l’explosif Omar Marmoush, la sélection possède des atouts offensifs indéniables. Le premier demeure l’un des meilleurs finisseurs de la planète, attirant systématiquement plusieurs défenseurs, tandis que le second se distingue par sa vitesse et sa qualité de dribble.
Malgré cette puissance offensive, l’Égypte cherche toujours un successeur de très haut niveau à Essam El Hadary dans les buts. Présents lors des éditions 1934 (début direct en huitième de finale), 1990 et 2018, les Pharaons n’ont jamais remporté la moindre rencontre en Coupe du Monde. Une série noire qu’ils espèrent enfin briser lors de cette édition 2026.
Adou Mel
