Créatrice de mode, reine de beauté, icône du cinéma mondial : en une seule journée, la Première Dame a ouvert ses portes à trois figures qui incarnent, chacune à sa façon, l’excellence et le rayonnement.
Il y a des agendas qui ressemblent à des manifestes. Celui de ce mardi 9 juin 2026 en est un. Dans ses bureaux de Cocody, Madame Dominique Ouattara a reçu successivement une jeune styliste ivoirienne, la reine des reines du concours de beauté français et l’un des comédiens africains les plus respectés d’Hollywood. Trois audiences, trois univers, une même disposition : écouter, encourager, soutenir.
Alice Gnapa, l’ambassadrice du wax conquérant
La première à franchir le seuil fut Mademoiselle Alice Gnapa, fondatrice et directrice générale d’Aliwax Collection. Le moment était bien choisi. Alors que les Éléphants s’apprêtent à fouler les pelouses de la Coupe du Monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique , c’est cette jeune cheffe d’entreprise qui a dessiné et fourni les équipements portés par la sélection nationale pour son départ. Du wax ivoirien sur la scène sportive la plus regardée de la planète : le symbole est puissant.

La Première Dame a salué le travail de la styliste avec une chaleur que la principale intéressée a retranscrite sans détour à sa sortie d’audience. « Madame la Première Dame était très heureuse, très fière de voir une jeune entrepreneure ivoirienne à ce niveau aujourd’hui », a témoigné Alice Gnapa, précisant que la ligne de bagagerie offerte en cadeau avait particulièrement touché son hôte. Au-delà des compliments, c’est la reconnaissance institutionnelle qui compte : la Première Dame a adressé à la créatrice de vifs remerciements pour une contribution qu’elle juge aussi précieuse que symbolique. Le « Made in Côte d’Ivoire » n’a pas de meilleure ambassadrice.
Angélique Angarni-Filopon, une Miss France rentrée conquise
En milieu de journée, c’est Mademoiselle Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, qui a pris place dans le bureau de la Première Dame pour une visite de courtoisie marquant la conclusion d’une semaine de découverte en terre éburnéenne. Ce séjour en Côte d’Ivoire fait partie des lots remportés lors de son sacre ; et si elle a tenu à rencontrer personnellement Madame Dominique Ouattara, c’est parce qu’elle considère la Première Dame comme la principale initiatrice de ce voyage.
« Il me tenait à cœur de venir remercier Madame la Première Dame, parce qu’elle est en très grande partie l’initiatrice de ce voyage de découverte », a déclaré la reine de beauté, dont l’émotion était perceptible. Arrivée le mercredi précédent, elle repart le lendemain « visiblement conquise », pour reprendre l’évidence que son propre récit ne dissimulait pas. La chaleur du pays, son hospitalité, la rencontre au sommet : autant d’images qu’elle emporte avec elle. Madame Dominique Ouattara, elle, aura une fois de plus su faire de la Côte d’Ivoire bien plus qu’une destination.
Isaac de Bankolé, le grand frère de cinéma revenu au bercail
La troisième audience de ce mardi dense avait les accents d’une réunion de famille. L’acteur ivoirien Isaac de Bankolé, figure incontournable du cinéma international, a été reçu dans une atmosphère qu’il a lui-même qualifiée d’amicale, presque fraternelle. « C’est une grande sœur pour moi. Je ne pouvais pas passer à Abidjan sans la voir », a-t-il confié avec la simplicité des liens qui n’ont pas besoin de protocole pour exister.

Mais la visite n’était pas que sentimentale. L’acteur porte des projets concrets pour le développement et le rayonnement du cinéma ivoirien, et c’est avec la Première Dame qu’il a choisi d’en poser les premières pierres. « Nous avons évoqué certains projets que j’ai pour le pays. Avec son soutien, je pense que je suis sur la bonne voie », a-t-il déclaré, le ton résolu de celui qui sait que la porte ne se referme pas après lui.
Une femme d’État, un style de présence
Ces trois audiences ne sont pas anecdotiques. Elles dessinent, en creux, le portrait d’une Première Dame qui a fait de l’accessibilité une ligne de conduite et de l’écoute une forme d’autorité. Qu’il s’agisse d’encourager une jeune créatrice à conquérir le monde avec ses tissus, d’offrir à une miss française le souvenir d’un pays généreux, ou de soutenir un acteur iconique dans ses ambitions pour sa terre natale, Madame Dominique Ouattara exerce ce rôle avec une constance qui force le respect. Le leadership, ici, ne se décrète pas. Il s’incarne, un rendez-vous après l’autre.
Trois audiences, le même bureau de Cocody, une journée ordinaire pour une femme dont l’agenda dit, mieux que n’importe quel discours, ce qu’elle choisit de mettre au centre.
Philippe Kouhon
