La défaite de l’Afrique du Sud (0-2) face au Mexique, jeudi 11 juin 2026, en match d’ouverture de la Coupe du monde de football, constitue-t-elle un mauvais signal envoyé par le continent africain dans cette compétition ? Toujours est-il que ce faux pas inaugural suscite des interrogations et relance l’éternel débat sur la capacité des sélections africaines à rivaliser avec les grandes nations européennes et sud-américaines, traditionnellement dominatrices de l’épreuve.
Si le Mexique, coorganisateur du Mondial 2026, a parfaitement réussi son entrée en matière en rassurant ses supporters pour la suite de la compétition, il n’en est pas de même pour l’Afrique du Sud. Nettement dominés, les Bafana Bafana se sont inclinés (0-2) et ont laissé une impression mitigée, envoyant ainsi un message peu rassurant aux autres représentants africains encore en attente de leur entrée en lice.
Trois éléments majeurs ont marqué cette confrontation entre les Bafana Bafana et El Tri. D’abord, les Sud-Africains, évoluant dans un système de jeu hybride, ont laissé l’initiative à leur adversaire, qui en a pleinement profité. Ensuite, ils ont affiché un manque criant de créativité offensive, se montrant incapables de prendre le jeu à leur compte et de mettre en difficulté la défense mexicaine. Enfin, les hommes de Hugo Broos ont révélé des limites physiques en privilégiant un jeu excessivement agressif, sanctionné par deux expulsions.
Contrairement aux éditions de 2002 et 2010, où ils avaient respectivement obtenu le nul contre les Paraguayéen (2-2) et les Mexicains (1-1), les Sud-Africains entament cette fois leur campagne par une défaite, rappelant celle concédée en 1998 face aux Français (0-3). Un bien mauvais présage que les Bafana Bafana envoient aux neuf autres sélections africaines engagées dans le tournoi.
Les expulsions de Sphephelo Sithole et Temba Zwane, auxquelles s’ajoutent les avertissements reçus par Teboho Mokoena et Nkosinathi Sibisi, risquent en effet d’avoir des conséquences importantes sur la suite de la compétition pour la sélection sud-africaine.
Adou Mel
