Le mardi 30 juin 2026, au siège de GP-Paix, à Cocody 2-Plateaux, le groupement politique AID-UMPP, a organisé une conférence de presse pour se prononcer sur la nouvelle archictecture de la gouvernane des élections proposée par le gouvernnement ivoirien. Par la voix de son porte-parole Zadi Djédjé, le groupement salue la dissolution de la CEI et la réforme électorale initiée par le président Alassane Ouattara. L’alliance soutient la création des trois nouveaux organes proposés par le gouvernement pour garantir des scrutins transparents, stables et pacifiques. ci-dessous la déclaration intégrale.
ALLIANCE DES IVOIRIENS POUR LA DÉMOCRATIE (AID)
UNION DES MASSES POPULAIRES POUR LA PAIX (UMPP)
RELATIVE À LA RÉFORME DE LA GOUVERNANCE ÉLECTORALE EN CÔTE D’IVOIRE
Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a tenu, le lundi 22 juin 2026, à l’auditorium de la Primature, sous la présidence de Monsieur le Dr Robert Beugré Mambé, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, une séance d’information à l’attention des partis politiques et des organisations de la société civile consacrée à la réforme de la gouvernance électorale. Le Groupement politique AID-UMPP a pris part à cette rencontre et tient à en informer ses militants(es) ainsi que l’opinion nationale.
Le Groupement AID-UMPP a suivi avec une grande attention le discours prononcé par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.
L’AID-UMPP se réjouit de cette décision et salue l’initiative prise par Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. Cette satisfaction découle du fait qu’une nouvelle page de l’organisation et de la gestion des élections s’ouvre dans notre pays, avec l’ambition de tourner définitivement la page des contestations et des crises pré et post-électorales qui ont marqué notre histoire récente.
En effet, comme l’a rappelé Monsieur le Premier Ministre, le retour au multipartisme, le 03 mai 1990, ouvrant la voie à la création de groupements politiques et à la légalisation de plusieurs partis politiques, a suscité de nombreuses revendications en faveur d’élections plus transparentes. Dès 1994, plusieurs préoccupations ont été exprimées, notamment :
- 𝐥’𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐜𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐛𝐢𝐥𝐞 ;
- 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐮𝐫𝐧𝐞𝐬 ;
- 𝐥𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐝𝐢𝐱-𝐡𝐮𝐢𝐭 (𝟏𝟖) 𝐚𝐧𝐬 ;
- 𝐥𝐞 𝐛𝐮𝐥𝐥𝐞𝐭𝐢𝐧 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 ;
la mise en place d’un organe chargé de l’organisation et de la gestion des élections sur l’ensemble du processus électoral.
Ainsi ont été instituées successivement :
𝗹𝗮 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗘́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗼𝗿𝗮𝗹𝗲 𝗜𝗻𝗱𝗲́𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁𝗲 (𝗖𝗘𝗜), 𝗰𝗿𝗲́𝗲́𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝗶 𝗻° 𝟮𝟬𝟬𝟭-𝟲𝟯𝟰 𝗱𝘂 𝟬𝟵 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟬𝟭, qui a connu plusieurs modifications, particulièrement à partir de 2014, à la suite des différentes phases du dialogue politique initié par Son Excellence Monsieur le Président de la République, jusqu’à sa dissolution en mai 2026 en raison des contestations récurrentes formulées par plusieurs partis politiques et organisations de la société civile, notamment à la suite des recours portés devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
Le Groupement AID-UMPP salue les acquis enregistrés par la CEI et se félicite de l’engagement du Gouvernement en faveur d’une réforme du système de gestion des élections dans notre pays.
En décidant de procéder à la dissolution de la CEI, dont le mandat des membres était arrivé à expiration, et en annonçant la mise en place d’une nouvelle architecture de gouvernance électorale, le Président de la République et le Gouvernement démontrent leur capacité d’écoute et leur volonté de répondre avec courage, responsabilité et vision aux attentes des populations ainsi qu’aux aspirations de la classe politique.
Le Groupement AID-UMPP salue particulièrement cette réforme qui intervient dans un contexte marqué par la normalisation de la vie politique nationale et qui répond aux préoccupations exprimées depuis plusieurs années par les groupements politiques, les partis d’opposition ainsi que diverses organisations de la société civile, lesquels ont régulièrement remis en question tant l’organisation de la CEI que sa composition.
L’AID-UMPP salue particulièrement les principes fondamentaux qui sous-tendent cette réforme, notamment :
- la professionnalisation et l’efficacité de l’organisation matérielle des élections ;
- la garantie de la neutralité, de la transparence et de la sincérité du recensement ainsi que de la compilation des suffrages ;
- le renforcement du contrôle, de la supervision et de la régularité de l’ensemble du processus électoral.
Le Groupement AID-UMPP considère que cette réforme ambitieuse constitue une avancée historique susceptible de renforcer durablement la confiance entre les acteurs politiques, de prévenir les crises post-électorales et de consolider davantage la stabilité institutionnelle de notre pays.
L’AID-UMPP exprime sa vive et sincère admiration à Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République, ainsi qu’au Gouvernement ivoirien, pour avoir pris en compte les attentes exprimées tant par les partis politiques que par les organisations de la société civile en faveur d’une réforme profonde du système électoral.
L’AID-UMPP encourage l’ensemble des groupements et partis politiques, les organisations de la société civile, les leaders communautaires, religieux et d’opinion, ainsi que tous les acteurs du processus électoral, à accompagner avec responsabilité, patriotisme et esprit républicain la mise en œuvre de cette réforme voulue par le Président de la République et son Gouvernement afin de doter la Côte d’Ivoire d’un instrument moderne, crédible, impartial et consensuel pour une meilleure organisation et gestion des élections.
Le Groupement AID-UMPP exprime sa disponibilité à apporter sa contribution à toutes les réflexions relatives à cette réforme et réaffirme son adhésion à une démarche collective permettant de garantir une dévolution pacifique, démocratique et consensuelle du pouvoir d’État, dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République.
Enfin, l’AID-UMPP réaffirme son engagement constant en faveur du dialogue républicain, du respect des institutions, de la paix, de la démocratie et du renforcement de l’État de droit, afin que les élections en Côte d’Ivoire soient désormais et définitivement des moments d’expression sereine de la volonté populaire et non des facteurs de division.
Le Groupement AID-UMPP demeure convaincu que la Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui d’une opportunité historique pour consolider durablement un cadre électoral moderne, consensuel et performant, au service de l’unité nationale, de la paix et du progrès de notre peuple.
Nous n’accepterons jamais, je répète, nous n’accepterons jamais que notre pays, la Côte d’Ivoire, revienne en arrière. La Côte d’Ivoire ira de l’avant et les acquis du moment seront consolidés.
Le Groupement AID/UMPP appelle les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales, les partis politiques ainsi que l’ensemble des acteurs du processus électoral à faire confiance aux trois (3) organes proposés par le Gouvernement ivoirien, à savoir :
- un organe d’organisation matérielle des élections ;
- un organe de recensement des suffrages ;
- un organe de supervision générale.
Dans le même temps, le Groupement AID/UMPP interpelle le Gouvernement, garant de la stabilité, de la paix et de la cohésion nationale, afin qu’il assume pleinement ses responsabilités. En démocratie, il est sain et nécessaire d’écouter les préoccupations de l’opposition. Toutefois, l’État ne saurait renoncer à ses responsabilités face à une opposition dont certains acteurs sont manifestement de très mauvaise foi. Leur objectif ne semble pas être l’amélioration du processus électoral, mais plutôt de voir le pouvoir échouer, le pays sombrer dans l’instabilité, voire être entraîné dans la violence.
C’est pourquoi l’État doit agir avec fermeté, responsabilité et dans le strict respect des principes démocratiques. Aucune réforme ne saurait satisfaire ceux qui ont fait de la contestation permanente leur seule ligne de conduite.
Enfin, nous rappelons à tous ceux qui aspirent demain à exercer les plus hautes responsabilités de l’État qu’on ne peut prétendre gouverner un pays tout en refusant systématiquement de faire confiance à ses institutions. La Côte d’Ivoire a un Président de la République, un Gouvernement et des institutions républicaines. Faisons-leur confiance. Car le respect des institutions aujourd’hui est le fondement de la confiance que les citoyens accorderont demain à ceux qui ambitionnent de les diriger. C’est à ce prix que nous préserverons la stabilité, la paix et l’avenir de notre nation.
Fait à Abidjan, le 30 juin 2026
Pour le Groupement AID-UMPP
Le Porte-parole
Président Zadi Djédjé
