La deuxième édition du Forum international des métiers et des compétences (FIMEC) a ouvert ses portes le mercredi 15 juillet 2026 à Abidjan, à l’initiative de l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP). À cette occasion, Karitia Coulibaly-De Medeiros, la DG de l’Agence, a plaidé pour l’Institution d’un “marqueur de compétences” qui permettrait d’intégrer une dimension compétences dans chaque projet d’investissement.
Patron du FiMEC, le Premier ministre Beugré Mambé a réaffirmé l’ambition du gouvernement d’offrir à chaque jeune une compétence, un emploi et un avenir en Côte d’Ivoire. « Notre responsabilité est de créer les conditions permettant à chaque jeune d’acquérir les compétences nécessaires pour réussir. Car notre ambition est claire. Il s’agit de faire de la Côte d’Ivoire une Nation où chaque compétence trouve sa place, où chaque talent peut s’épanouir et où chaque jeune peut envisager l’avenir avec confiance », a-t-il déclaré
“Ces établissements vous offrent la possibilité d’apprendre un métier concret”
Adama Kamara, ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle a appelé la jeunesse s’orienter vers les centres de formation : « Ces établissements vous offrent la possibilité d’apprendre un métier concret, de développer un savoir-faire recherché et de participer directement à l’industrialisation de notre pays. Je vous invite à croire en ces métiers, à vous investir pleinement dans les formations qui y sont dispensées et à viser l’excellence. Car la demande est réelle, les débouchés existent et l’avenir appartient à celles et ceux qui maîtrisent les compétences techniques dont notre économie a besoin.»
Selon lui, l’ambition du gouvernement est de « faire émerger une génération de jeunes capables de fabriquer en Côte d’Ivoire ce que nous sommes encore contraints d’importer à des coûts souvent très élevés ».
L’Institut d’un “marqueur de développement de compétences”.
Pour Karitia Coulibaly-De Medeiros, directrice générale de l’AGEFOP, le FIMEC est un rendez-vous pensé pour relever le défi de l’emploi des jeunes et celui des compétences recherchées par les entreprises. De plus, pour réussir les missions de l’Agence, elle a demandé plus de ressources financières et l’Institut d’un “marqueur de développement de compétences”.

Les ressources financières additionnelles permettront d’étendre les dispositifs de l’AGEFOP à davantage de jeunes et de régions dans le pays, alors que le marqueur « développement des compétences » permettrait d’intégrer systématiquement une dimension compétences dans chaque projet d’investissement.
« L’AGEFOP identifierait, en amont, les besoins en compétences des entreprises attributaires, formerait les populations locales aux métiers concernés et préparerait également les compétences nécessaires aux phases d’exploitation et de maintenance des infrastructures. Ainsi, chaque projet structurant deviendrait également un projet de développement du capital humain », a expliqué Karitia Coulibaly-De Medeiros.
Autour du thème « Compétences, Emploi et Transformation économique en Afrique : le rôle stratégique de la formation professionnelle », le Forum réunit des centaines de jeunes, de chefs d’entreprises, de structures de formation et des décideurs durant deux jours pour échanger sur les métiers d’avenir. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents à la cérémonie d’ouverture ce rendez-vous qui se positionne comme un lieu d’opportunités d’emploi et de promotion des compétences.
