Mali : plus de 50 militaires tués dans une embuscade

Une embuscade tendue samedi 18 juillet 2026 contre un convoi militaire entre Anéfis et Gao a fait plus de 50 morts et 24 prisonniers parmi les soldats maliens. Revendiquée par le FLA et le JNIM, cette attaque dévastatrice fragilise de nouveau la junte au pouvoir et sa promesse de sécurité.

Un convoi de l’armée malienne parti d’Anéfis vers Gao est tombé dans une embuscade, samedi 18 juillet 2026, dans le nord du pays. Revendiquée par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le groupe jihadiste JNIM, l’attaque aurait fait plus de 50 morts et au moins 24 prisonniers dans les rangs des Forces armées maliennes.

Africa Corps épargné, l’armée malienne en première ligne

Le convoi mêlait soldats maliens, miliciens et paramilitaires russes. Selon plusieurs sources locales, ces derniers marchaient en tête et ont atteint Gao « sans perdre un seul homme », les pertes frappant les seuls Maliens laissés à l’arrière. « Il y a eu un problème de coordination entre les Russes et l’armée », a résumé un élu. L’état-major a reconnu une « embuscade tendue par des groupes armés terroristes », sans en livrer le bilan.

Depuis le 25 avril, une série de revers pour Bamako

L’embuscade survient huit jours après la reprise d’Anéfis, présentée comme un succès par Bamako. Le 12 juillet, l’état-major reconnaissait déjà une trentaine de morts et une soixantaine de blessés pour tenir la ville. Le 25 avril, une offensive coordonnée du FLA et du JNIM avait tué le ministre de la Défense Sadio Camara (coauteur du putsch de 2020 et principal artisan du virage vers Moscou) et contraint l’armée et Africa Corps à se retirer de Kidal et d’autres localités du Nord.

Une transition qui avait promis la sécurité

Au pouvoir depuis le putsch d’août 2020, la junte du général Assimi Goïta avait fait de la sécurité sa justification. En janvier 2024, elle a rompu l’accord de paix d’Alger de 2015, rouvrant la guerre avec les mouvements touaregs aujourd’hui alliés au JNIM.

« Il faut que le gouvernement nous dise la vérité. Il y a trop de morts », confie l’épouse d’un soldat tué. Cinq ans après un putsch au nom de la sécurité, que reste-t-il de la promesse de Bamako ?

Une correspondance particulière de F. Kouadio
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