Enseignante d’Éducation Physique et Sportive (EPS) et ancienne internationale ivoirienne de handball, Mme Akpa, née Vodoungbo Julienne, est décédée dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juillet 2026, des suites d’une longue maladie. Très émue par cette disparition, Namama Fadiga, actuelle directrice exécutive de la Confédération Africaine de Handball (CAHB) et ancienne internationale, ainsi que Jean-Baptiste Kipré, lui aussi ex-international handballeur, rendent un vibrant hommage à celle qu’ils considéraient comme l’une des grandes figures du handball ivoirien.
Des hommages mérités
Le sport ivoirien, et particulièrement la famille du handball, est en deuil. Ancienne gardienne de but de l’Union sportive des clubs de Bassam (USCB) et de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire, Akpa Julienne s’est éteinte après plusieurs mois de maladie. La nouvelle de son décès, annoncée dans la matinée du jeudi 30 juillet 2026, a profondément bouleversé le monde sportif. Si son état de santé était connu de ses proches, beaucoup espéraient encore la voir se rétablir.
» J’avoue que j’ai reçu cette nouvelle comme un véritable coup de massue. Pendant sa maladie, je lui ai régulièrement rendu visite. Elle souffrait d’un mal pernicieux, mais nous gardions tous l’espoir de la revoir parmi nous. Hélas, le destin en a décidé autrement. Je suis dévastée « , a confié Namama Fadiga, dite Nadège, ancienne internationale et ex-coéquipière de la défunte en équipe nationale.
Elle poursuit : « Je retiens d’elle une battante, une femme courageuse. Sur le terrain, elle était méconnaissable tant elle se donnait sans compter. En dehors des terrains, elle était douce, sympathique et sociable. Elle donnait sans rien attendre en retour. Julienne était une véritable mère pour nous tous. «
De son côté, Jean-Baptiste Kipré a salué la mémoire d’une immense championne. » Je perds une complice, une femme d’une grande douceur. La Côte d’Ivoire perd sans doute la plus grande gardienne de but de son histoire. Grâce à ses arrêts de grande classe, elle a largement contribué à hisser le handball ivoirien parmi les meilleures nations africaines. Elle a marqué son époque aux Jeux olympiques et lors des Coupes d’Afrique des Nations aux côtés de Namama Fadiga, Koné Mariam, Djoman Émilie, Kramo Désirée et de bien d’autres. Que son âme repose en paix. «

Une sportive accomplie
Akpa Julienne était une sportive accomplie. Elle a pratiqué le volley-ball, le basket-ball et le handball, disciplines dans lesquelles elle a porté les couleurs de la Côte d’Ivoire. C’est toutefois au handball qu’elle s’est véritablement imposée comme une référence. Gardienne de but de l’USCB et de la sélection nationale féminine, elle a participé à l’écriture de quelques-unes des plus belles pages du handball ivoirien, notamment avec les équipes nationales sacrées championnes d’Afrique.
Selon les informations recueillies, Akpa Julienne était revenue malade du Bénin il y a environ deux mois, où elle s’était rendue pour les obsèques d’une parente. Hospitalisée d’abord à la clinique Danga, à Cocody, elle avait ensuite été transférée à la PISAM. Malgré les soins qui lui ont été prodigués, elle n’a malheureusement pas survécu.
Le destin s’est montré particulièrement cruel envers l’ancienne internationale. En l’espace de deux ans, elle avait déjà perdu ses deux sœurs, toutes deux anciennes sportives de haut niveau, ainsi que sa mère.
Akpa Julienne laisse dans le deuil son époux, Akpa Akpessoh Guy Narcisse, lui aussi ancien international handballeur, figure bien connue du handball ivoirien et africain. Tous deux étaient enseignants d’Éducation Physique et Sportive (EPS) à la retraite.
Adou Mel
