À Luanda, Dominique Ouattara, la marraine discrète dont s’inspire tout un continent

À Luanda, lors du rassemblement de l'OPDAD, la Première Dame ivoirienne Dominique Ouattara a réaffirmé son engagement pour le continent. Fort de ses réalisations concrètes en Côte d'Ivoire, son modèle philanthropique, notamment ses galas de collecte de fonds, inspire désormais ses homologues africaines pour financer durablement le développement régional.

Angola. En prenant part, du 29 au 31 juillet 2026, aux travaux de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD), la Première Dame de Côte d’Ivoire a une nouvelle fois confirmé sa disponibilité pour les causes africaines. Mais au-delà de sa présence, c’est une filiation plus discrète qui frappe les observateurs : le 2ᵉ Dîner de Gala organisé à Luanda s’inscrit dans un modèle que Dominique Ouattara a elle-même initié à Abidjan il y a près de deux décennies, et dont elle s’apprête à célébrer, en octobre prochain, la dixième édition.

Une Première Dame toujours disponible pour l’Afrique

Il aura suffi de quelques heures après son arrivée à l’aéroport international du 4 Février de Luanda pour que le ton de ce déplacement soit donné. Accueillie par son homologue angolaise Ana Dias Lourenço, entourée d’une communauté ivoirienne venue lui réserver un accueil chaleureux au son des chants et des danses, Dominique Ouattara a, dès son arrivée, incarné cette disponibilité qui la caractérise depuis des années : celle d’une Première Dame qui répond présente chaque fois que le continent l’appelle, quelle que soit la distance à parcourir.

Trois jours durant, elle n’a manqué aucun rendez-vous : le lancement officiel de la campagne continentale de l’OPDAD le 30 juillet, puis le grand dîner de gala de mobilisation des ressources le lendemain. Une présence pleine et entière, à la hauteur de l’engagement qu’elle porte depuis près de trente ans en Côte d’Ivoire.

Un leadership qui inspire au-delà des frontières

C’est peut-être dans cette disponibilité que se niche le véritable leadership de Dominique Ouattara : non pas un leadership de posture, mais un leadership de constance, forgé année après année à travers la Fondation Children Of Africa et le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI). Devant ses homologues africaines réunies à Luanda, elle a plaidé pour une OPDAD plus forte, plus influente sur la scène internationale, portée par des partenariats durables , une manière, pour elle, de mettre son expérience ivoirienne au service d’une ambition commune pour tout le continent.

À Luanda, lors du rassemblement de l'OPDAD, la Première Dame ivoirienne Dominique Ouattara a réaffirmé son engagement pour le continent. Fort de ses réalisations concrètes en Côte d'Ivoire, son modèle philanthropique, notamment ses galas de collecte de fonds, inspire désormais ses homologues africaines pour financer durablement le développement régional.
À Luanda, lors du rassemblement de l’OPDAD, la Première Dame ivoirienne Dominique Ouattara a réaffirmé son engagement pour le continent. DR

Elle a partagé, à cette occasion, les résultats concrets d’un engagement de terrain : un groupe scolaire d’excellence à Abobo qui prend en charge plusieurs centaines d’enfants défavorisés, un hôpital mère-enfant à Bingerville où une part importante des patients les plus démunis est soignée gratuitement, une maison d’accueil pour les femmes victimes de violences à Adiaké, et un fonds d’appui qui a changé la vie de plus de deux millions de personnes en Côte d’Ivoire. Autant de réalisations qui font désormais figure de référence pour les autres Premières Dames africaines, engagées dans les mêmes combats contre la pauvreté, les violences faites aux femmes et les effets du changement climatique.

Du gala d’Abidjan au gala de Luanda : une filiation assumée

C’est sans doute l’aspect le plus révélateur de ce déplacement. Le dîner de gala organisé à Luanda le 31 juillet n’était que le deuxième du genre pour l’OPDAD, dont la vocation est de mobiliser des fonds pour financer, de façon pérenne, ses grands programmes continentaux en faveur des femmes et des enfants.

Or ce format ,  le dîner de gala de bienfaisance réunissant chefs d’État, partenaires techniques et financiers, secteur privé et société civile autour d’une cause commune ,  Dominique Ouattara le pratique et le perfectionne à Abidjan depuis près d’une décennie, à travers les dîners de gala de la Fondation Children Of Africa. Pendant que l’organisation panafricaine des Premières Dames en est à son deuxième exercice de ce type, la Première Dame de Côte d’Ivoire prépare activement la dixième édition de son propre dîner de gala, prévue en octobre 2026 à Abidjan.

Ce simple rapprochement de chiffres en dit long : là où d’autres initiatives continentales commencent tout juste à explorer ce levier de mobilisation des ressources, Dominique Ouattara l’a expérimenté, année après année, jusqu’à en faire un rendez-vous incontournable de la solidarité en Côte d’Ivoire  et, visiblement, une source d’inspiration pour ses homologues du continent.

Une voix qui porte, une méthode qui essaime

En clôture de ces journées de travail à Luanda, où sept Premières Dames africaines et le Premier Chevalier de Namibie étaient réunis, Dominique Ouattara a résumé sa vision d’une coopération renforcée entre les Premières Dames africaines : les initiatives menées individuellement dans chaque pays gagnent en portée lorsqu’elles se rejoignent au sein d’une organisation commune. Une conviction qui trouve, à travers l’expérience abidjanaise, une démonstration concrète : ce qui a commencé comme un engagement personnel et national il y a près de trente ans est aujourd’hui devenu une méthode que le continent tout entier commence à reproduire.

Rendez-vous est donné en octobre prochain à Abidjan, où la Première Dame de Côte d’Ivoire célébrera, avec son dixième dîner de gala de bienfaisance, une décennie d’un modèle qui continue, à Luanda comme ailleurs, de faire des émules.

Philippe KOUHON