Protection de la nature : L’engagement de la Roots Wild Foundation reconnu avec le Grand Prix Nelson Mandela


Le Grand Prix Nelson Mandela s’est tenue le 1er août 2026, à l’Hôtel des Parlementaires de Yamoussoukro. À cette occasion, une organisation de protection de l’environnement a été récompensée pour son action sur le terrain. La Roots Wild Foundation (RWF) a reçu le Grand Prix Nelson Mandela de la Meilleure institution de Protection de l’environnement. Une reconnaissance méritée pour son président, Bilal Hallal et pour toute une équipe de passionnés qui œuvrent chaque jour à la sauvegarde de notre patrimoine naturel.

Face à l’urgence climatique et à la dégradation accélérée des écosystèmes, la Roots Wild Foundation s’est imposée comme un acteur incontournable de la protection environnementale en Afrique. Spécialisée dans la restauration des forêts, la protection de la faune et la préservation des ressources en eau, l’organisation mène des actions concrètes et durables aux côtés de l’État ivoirien et des communautés locales.

Reboisement, sauvegarde des espèces menacées, sensibilisation des populations riveraines… Autant de chantiers prioritaires qui ont valu à la fondation l’admiration du jury. Celui-ci a retenu trois critères majeurs, notamment, l’efficacité des projets de reforestation, l’implication directe des communautés dans la gestion durable des ressources et une méthodologie rigoureuse garantissant des résultats mesurables et pérennes pour la faune et la flore.

Véritable cheville ouvrière de cette dynamique, Bilal Hallal incarne le leadership engagé et résolu dont l’Afrique a besoin pour relever les défis écologiques. Sa capacité à mobiliser partenaires, bénévoles et autorités locales a fait de la Roots Wild Foundation un modèle d’intervention sur le continent. Toute chose qui lui ont valu les acclamations des personnalités réunies à Yamoussoukro.

Billy, comme il est appelé affectueusement par les populations, a reçu son trophée avec humilité. « Ce prix est un énorme coup de pression positive qui nous oblige à intensifier, encore davantage, nos interventions. Nous sommes spécialisés dans la protection de la biodiversité dans son ensemble, et nous sommes partenaires de l’État de Côte d’Ivoire pour restaurer nos forêts, protéger notre faune et nos ressources en eau », a-t-il fait savoir.

Concluant son intervention, M. Hallal a exhorté l’ensemble des forces vives du continent à s’approprier le combat de la protection de l’environnement. « J’appelle tous les Ivoiriens et tous les Africains à s’engager, dans leurs gestes quotidiens, dans ce processus de restauration. Personne ne viendra nous aider. C’est à nous de changer les choses. Ce Grand Prix Nelson Mandela n’est pas une fin en soi, mais un appel à l’action. Protéger la nature, c’est garantir notre propre avenir. Chaque arbre planté, chaque espèce protégée compte pour les générations futures », les a-t-il exhortés.

Dans son discours empreint de gravité et d’espoir, Sylvain N’Guessan, président de l’organisation panafricaine Life Builders, a rappelé l’importance de telles distinctions. « Ce prix n’est pas une simple récompense. C’est un appel. Un appel à devenir, comme Nelson Mandela, des artisans de la réconciliation entre l’homme et l’homme ainsi qu’entre l’homme et son environnement », a-t-il expliqué.

En outre, il a salué la vision des lauréats qui prouvent que l’on peut entreprendre avec conscience, produire avec responsabilité et grandir sans jamais oublier les communautés. C’est dans cette dynamique qu’il a invité la jeunesse à s’emparer de ces modèles. « L’Afrique n’a pas besoin de sauveurs venus d’ailleurs, mais de vous, debout, unis et déterminés », les a motivés M. N’guessan.

L’invité d’honneur, Alafé Wakili, PCA de Totem holding SA, a souligné la portée socio-économique de l’événement. «Au-delà de Life Builders, ce sont les acteurs de développement que je suis venu encourager. Chaque lauréat crée au moins 25 emplois, soit des centaines de vies qui dépendent de l’engagement de chacun d’eux. Life Builders offre l’opportunité rare d’honorer des personnes encore en vie et en pleine activité. C’est une initiative qui mérite d’être saluée et soutenue. »

En recevant cette distinction, Bilal Hallal a tenu à la dédier aux éco-gardes et bénévoles qui, sur le terrain, mènent un combat discret mais essentiel. La Roots Wild Foundation repart de Yamoussoukro plus déterminé que jamais. Son exemple est une invitation à tous les africains à prendre part, à leur échelle, à la grande œuvre de restauration écologique.

Stéphane Beti