Chaque jeudi soir, les rues de Bouaké résonnaient du vrombissement des motos lancées à vive allure par de jeunes mariés en liesse. Une tradition festive devenue, au fil des années, un véritable danger public. Ministre des Transports et Maire de la ville, Amadou Koné a décidé d’y mettre un terme, avec fermeté et constance.
C’est un phénomène bien connu en Côte d’Ivoire. Lorsque de jeunes motocyclistes, mécaniciens ou chauffeurs célèbrent un mariage, la coutume veut que la joie s’exprime à travers des parades de motos, souvent sans casque, à travers les artères de la ville. Une réjouissance qui, trop souvent, vire au drame : chutes, collisions, blessés graves, parfois des morts, et une population impuissante, contrainte de subir ces cortèges sauvages qui envahissent la chaussée sans égard pour les autres usagers.
Si ce phénomène touche plusieurs villes du pays, c’est à Bouaké que la réponse est aujourd’hui la plus déterminée. Ministre des Transports et des Affaires Maritimes, Amadou Koné a fait de la lutte contre l’insécurité routière et l’incivisme au volant l’un des piliers de la stratégie nationale de sécurité routière. En tant que premier magistrat de sa propre ville, il entend logiquement que ce combat national s’applique avec la même rigueur chez lui.
Une réponse ferme et immédiate
Sur ses instructions, les unités spéciales de la Mairie de Bouaké ont multiplié les opérations de contrôle. Ce jeudi 3 septembre 2026, plus d’une trentaine de motos et tricycles ont été saisis en une seule journée : 37 engins interceptés dans l’après-midi pour non-respect des feux tricolores, et plusieurs dizaines d’autres lors des traditionnels cortèges nocturnes de mariage. Résultat immédiat et visible : entre 21h et minuit, la ville a connu un calme inhabituel, salué par de nombreux riverains excédés par ces nuisances récurrentes.
Cette fermeté n’a rien d’un coup d’éclat isolé. Elle s’inscrit dans la durée et se veut dissuasive : tant que l’ordre urbain ne sera pas durablement rétabli, les patrouilles se poursuivront. Car au-delà du désagrément sonore, ces rodéos motorisés exposent gravement les conducteurs eux-mêmes, souvent sans casque et roulant à contresens ou à vive allure, mais aussi les piétons, les commerçants en bordure de route et les autres véhicules surpris par ces convois improvisés. La sécurité routière n’est pas une option : chaque vie perdue sur la chaussée est une vie de trop.
Des résultats qui parlent
Cette rigueur n’est pas nouvelle chez le Ministre Amadou Koné. Depuis sa prise de fonction à la tête du département des Transports, plusieurs réformes structurantes ont été engagées : renforcement des contrôles techniques, lutte contre la surcharge des véhicules, sensibilisation au port du casque et de la ceinture de sécurité, modernisation du permis de conduire, répression de la conduite sous emprise de l’alcool. Autant d’actions qui, selon les chiffres communiqués par les autorités, ont contribué à faire reculer le nombre d’accidents et de décès sur les routes ivoiriennes ces dernières années. Un bilan qui mérite d’être salué, tant la route demeure l’une des premières causes de mortalité évitable dans le pays.

Ces réformes s’inscrivent pleinement dans la vision portée par le Président Alassane Ouattara pour une Côte d’Ivoire plus sûre, plus moderne et plus disciplinée. La sécurité routière y est envisagée non comme une contrainte, mais comme une condition du développement : des routes sûres, c’est aussi une économie qui circule mieux et une population protégée au quotidien.
Un maire au service de sa ville
Au-delà de son portefeuille ministériel, Amadou Koné mène le même combat contre l’incivisme sur le terrain bouaké-lais.
Assainissement des quartiers, lutte contre l’occupation anarchique des voies publiques, appui aux initiatives économiques locales, embellissement des espaces urbains : le Maire multiplie les chantiers pour redonner à la ville sa vocation de deuxième pôle économique du pays. Une ambition résumée par lui-même à plusieurs reprises : faire de Bouaké une cité propre, dynamique et attractive, digne de son rang et de son histoire.
En s’attaquant frontalement aux rodéos de motos, Amadou Koné envoie un signal clair : à Bouaké, la fête ne se fera plus au prix de la sécurité de tous. Une fermeté qui, loin d’être un frein aux traditions, vise simplement à concilier réjouissances populaires et respect de la vie d’autrui.
Avec Sercom
