En Côte d’Ivoire, le Conseil national de sécurité (CNS) organise la riposte contre l’orpaillage illégal. Sous la présidence de Fidèle Sarassoro, ministre, secrétaire exécutif du CNS, les 4 et 5 septembre 2026, se tient à Yamoussoukro, en présence du ministre de l’Environnement et de la transition écologique, Abou Bamba, un atelier national d’harmonisation des mécanismes de lutte contre cette activité criminelle.
Une menace pour la sécurité nationale
L’exploitation anarchique des ressources aurifères entraîne de lourdes conséquences sur l’environnement. Selon les données officielles, 1 600 sites d’orpaillage illégal ont été répertoriés sur le territoire national. Les quatre grands fleuves du pays sont fortement perturbés, avec des conséquences susceptibles de menacer la qualité de l’eau et la sécurité alimentaire.
Les ressources financières générées par l’orpaillage illégal peuvent alimenter des réseaux criminels et des groupes armés terroristes, menaçant la sécurité nationale. Face à cette situation, les Forces de Défense et de Sécurité mènent depuis plusieurs années des opérations de lutte contre cette activité illégale.
15 milliards de FCFA engagés dans la lutte contre ce fléau.
Les résultats enregistrés depuis 2021 par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) et la Brigade de répression des infractions au code minier (BRICM) témoignent de l’ampleur de cette mobilisation.
De juillet 2021 à juillet 2026, plus de 8 500 opérations ont été menées permettant de déguerpir près de 1 000 sites. Ces interventions ont également permis d’interpeller 4 665 individus, de saisir environ 136 kilos d’or, près d’un milliard de FCFA, 745 pelleteuses et de nombreux autres équipements.
Ces résultats traduisent la détermination de l’État, qui a déjà consacré plus de 15 milliards de FCFA à la lutte contre ce fléau. « Ces résultats ne doivent pas nous conduire à l’autosatisfaction. Ils doivent, au contraire, nous pousser à aller encore plus loin et faire en sorte que plus aucun mètre carré de notre territoire ne soit utilisé pour cette activité illégale », a déclaré le secrétaire exécutif du CNS, à l’ouverture de l’atelier.
Mise en œuvre des décisions du CNS
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des décisions arrêtées par le CNS lors de sa réunion du 23 juillet dernier consacrée à la lutte contre l’orpaillage illégal. La renco6 doit permettre de donner davantage de moyens au corps préfectoral et de renforcer leur rôle dans la coordination de la lutte, et mettre en place des systèmes d’alerte précoce afin de détecter rapidement l’apparition de nouveaux sites.
La protection des ressources en eau constitue par ailleurs un axe prioritaire de cette riposte nationale. Le ministre de l’Environnement et de la transition écologique, Abou Bamba, a mis en évidence les profondes perturbations que cette activité fait peser sur les ressources naturelles du pays.
Selon M. Bamba, la dépollution et la restauration écologique des cours d’eau peuvent nécessiter des investissements compris entre 1 et 2 millions de dollars US par kilomètre, notamment lorsqu’elles mobilisent des techniques avancées de remédiation.
Avec Sercom
