À l’approche du WCI Forum, prévu les 14 et 15 octobre 2026 à Istanbul, les opérateurs économiques ivoiriens ont été invités, le mardi 15 septembre 2026 à Abidjan-Plateau, à saisir les opportunités de partenariat avec les entreprises turques.
Daouda Konaté, point focal entre la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire et les opérateurs économiques turcs, a évoqué les échanges commerciaux entre la Türkiye et l’Afrique, estimés à 40 milliards de dollars en 2025.
Selon lui, les deux parties disposent d’atouts complémentaires. « Ils ont l’argent, ils ont la technologie. Nous avons les projets et les ressources. Ce forum est le pont entre la Côte d’Ivoire et la Türkiye », a-t-il déclaré.
Daouda Konaté a identifié plusieurs secteurs prioritaires : BTP et construction, énergie, agro-industrie, textile, santé, tourisme et logistique. Il a notamment insisté sur la transformation locale du cacao, du café, de l’anacarde et du karité, ainsi que sur la possibilité d’attirer des investissements turcs dans les unités industrielles ivoiriennes.
Il a également présenté le dispositif d’accompagnement proposé aux participants, comprenant la préparation du voyage, l’organisation de rendez-vous B2B et le suivi des contacts après le forum, jusqu’à la conclusion éventuelle de contrats.
Kamal El-Makhloufi, président du Haut patronat des commerçants de Côte d’Ivoire a, pour sa part, appelé les opérateurs ivoiriens à privilégier les partenariats permettant de transformer les matières premières au niveau local. Il a encouragé les jeunes à saisir les opportunités offertes par l’ouverture de la Türkiye vers l’Afrique.
Témoignant de sa propre expérience, Gnabré André, entrepreneur, a expliqué avoir noué des partenariats dans les secteurs des groupes électrogènes, du BTP et du textile après une précédente participation au forum.
« Nous ne devons pas aller en Türkiye uniquement pour acheter. Nous devons y aller pour rencontrer, comprendre, identifier des partenaires et négocier », a-t-il affirmé. Pour lui, « un bon partenaire ne commence pas forcément par un contrat. Il commence souvent par une rencontre ».
Olivier Dion
