Presse : réactions à Conakry après l’expulsion de l’envoyé spécial de RFI au Tchad


L’envoyé spécial de Radio France Internationale à Ndjamena, Laurent Correau, a été renvoyé mardi soir à Paris. Selon RFI, il était au Tchad pour préparer une série de reportages en prélude à l’ouverture du procès de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, prévue le 20 juillet à Dakar.

Le correspondant aura été interpellé à son hôtel par deux agents de la police des airs et des frontières, conduit de force à l’aéroport et contraint de monter dans un avion à destination de Paris. Il rapporte même avoir été giflé.

À Conakry, des citoyens se sont exprimés sur cette expulsion.
Ciré Baldey, journaliste
« Pas étonnant c’est un signe de plus, de la volonté manifeste des dirigeants africains de bâillonner la presse. Dès qu’on fouille dans un dossier dit sensible susceptible de révéler la face cachée d’un pouvoir, on se heurte aux prédateurs de la presse qui sont très nombreux en Afrique. »
Tidiane Soumah, directeur de la maison de production Tidiane world music.
« Je condamne comme toujours, tout empêchement d’un média ou d’un journaliste responsable et professionnel dans son travail et sans parti pris. Même si je n’ai pas beaucoup d’informations sur cette actualité, je condamne avec la dernière énergie ».
Oumar Rafiou Diallo, journaliste
« Je suis scandalisé par cette expulsion de notre confrère. Je pense que c’est un acte de trop. Une violation flagrante de la liberté de presse. C’est une honte que cela se produise en Afrique. C’est un recul. J’invite les autorités de Ndjamena à reconsidérer leur décision.»
Propos recueillis par Aliou BM Diallo à Conakry pour Afrikipresse.fr


18 réponses à “Presse : réactions à Conakry après l’expulsion de l’envoyé spécial de RFI au Tchad”

  1. Il parle d’autorisation de travail verbale qui n’existait pas, malgré cela ils l’ont laissé travailler durant trois jours pour lexpudler le quatrième parce qu’il a été repéré comme gênant par les services secrets le suivant

  2. On ne marche pas auchantage: la vérité éclatera dans le tribunal et nonsurune radio. Onvet efesragande. Cet journaliste etaten miss

  3. Le chantage Nono Hatam ne passera pas. Vous finissez par avoir des reflecesbpko Hatam en empêchant la liberté d’expression , cest ça aussi Boko Hatam imposer leur vision du monde , par la violence et réduire les autres à néant

  4. Il se trouve que votre fermeté ne vous a mis à l’abri de rien et que nous n’y sommes pour rien

  5. On attend de voir jusqu’où vous irez mais l’envoyé spécial c’est fini, on passe à autre chose!

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