Afrobasket U18 (filles et garçons) : tous contre le Mali pour décrocher l’or

Du 5 au 16 août 2026, Abidjan accueille l'Afrobasket U18 (filles et garçons) réunissant quinze nations. Double tenant du titre dans les deux catégories, le Mali sera l'équipe à battre face à de prétendants prestigieux comme l'Égypte, le Nigeria ou le Sénégal, malgré l'absence notable de grands ténors historiques.

La Côte d’Ivoire accueille, du 5 au 16 août 2026, les 18e et 23e éditions de l’Afrobasket U18 féminin et masculin. Douze sélections dans chacune des deux catégories, représentant quinze pays et réparties en trois groupes de quatre, prendront part à cette grande fête du basketball africain. Tenant du titre chez les filles comme chez les garçons depuis l’édition 2024, le Mali sera l’équipe à battre. À quelques exceptions près, les principales nations du basketball continental seront présentes à Abidjan avec l’ambition de conquérir le trophée.

Une phase de groupes prometteuse chez les filles

Onze pays tenteront de détrôner le Mali dans les deux tableaux de cette édition de 2026. Si la compétition en est à sa 18e édition, le tournoi féminin en est à sa 23e. Dans les deux cas, les Maliens défendront leur couronne face à une concurrence relevée, portée par plusieurs nations africaines. Dans le tournoi féminin, le groupe A est composé de la Côte d’Ivoire, pays hôte, de la République centrafricaine, de l’Ouganda et du Kenya. Aucune de ces sélections n’a encore inscrit son nom au palmarès de la compétition. 

Le groupe B réunit le Mali, champion en titre et nation la plus titrée avec neuf sacres, le Maroc, l’Égypte, double championne d’Afrique, et le Bénin. Les Maliennes et les Égyptiennes apparaissent comme les principales favorites de cette poule. Le groupe C oppose le Sénégal, double champion d’Afrique, la Tunisie, sacrée une fois, au Cameroun et au Nigeria, deux sélections toujours en quête d’un premier titre continental. Les confrontations s’annoncent particulièrement disputées.

Le groupe A, le plus relevé chez les garçons

Dans le tournoi masculin, les débats s’annoncent tout aussi passionnants. Le groupe A fait figure de « groupe de la mort » avec la Côte d’Ivoire, finaliste malheureuse à une reprise, l’Égypte, six fois championne d’Afrique, le Nigeria, fort de sept titres continentaux, et le Tchad, novice à ce niveau.

Champion d’Afrique en titre, le Mali évoluera dans le groupe B aux côtés de Madagascar, une fois vice-champion d’Afrique, du Maroc et du Gabon, deux nations qui n’ont jamais atteint le podium. Les Maliens partent logiquement favoris pour terminer en tête de cette poule.

Le groupe C est composé du Cameroun, de la Tunisie, du Rwanda et du Sénégal. Aucune équipe n’y a encore remporté le titre. Le Sénégal totalise deux médailles d’argent et deux de bronze, tandis que le Cameroun et la Tunisie comptent chacun deux médailles d’argent et une de bronze. Le Rwanda, de son côté, espère décrocher la première médaille de son histoire dans cette compétition.

Quinze nations au rendez-vous

Huit pays, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, l’Égypte, le Nigeria, le Cameroun, le Sénégal et la Tunisie, seront représentés dans les deux catégories. Les sept autres nations, à savoir la République centrafricaine, l’Ouganda, le Kenya, le Tchad, Madagascar, le Gabon et le Rwanda, n’engagent qu’une seule sélection.

Parmi les grands absents figurent la Guinée, championne d’Afrique en 2020 et l’Angola, quadruple vainqueur (1980, 1982, 1988 et 2016) dans le tournoi masculin. Chez les filles, la RD Congo, sacrée en 1988 et 1991, ainsi que l’Angola, championne en 1998, manqueront également ce rendez-vous continental.

Adou Mel