Invité par Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté était au sein de l’institution au Plateau, le jeudi 11 juin 2026. Objectif : Exposer aux Ivoiriens, à travers les conseillers, la politique du gouvernement, dans son projet d’industrialisation de la Côte d’Ivoire. Exercice réussi, selon son auditoire.
Une conférence qui avait pour thème : « Apport de l’industrialisation dans la dynamique de la Grande Côte d’Ivoire ». Devant les membres de cette institution consultative, le ministre a présenté pendant plus de 45 minutes les grandes orientations de la politique industrielle impulsée par le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara.
Dans son exposé, le membre du gouvernement a souligné la volonté du président Alassane Ouattara de faire passer la Côte d’Ivoire d’une économie essentiellement agricole à une économie davantage industrialisée. « Le Président de la République veut que nous passions d’une économie agricole à une économie industrialisée », a-t-il déclaré, rappelant les performances du pays dans les filières du cacao, du café, de l’anacarde, de l’hévéa, du coton et de l’huile de palme. Il a indiqué que la Côte d’Ivoire transforme déjà 46 % de sa production de cacao et ambitionne d’atteindre 70 % à l’horizon 2030.
Kalil Konaté a également mis en avant les actions engagées pour accélérer la transformation locale des matières premières, la création de valeur ajoutée et d’emplois. Il a annoncé le développement de 14 zones économiques spéciales à travers les 14 districts du pays ainsi que la mise en place de zones industrielles destinées à valoriser le potentiel agricole des 31 régions. « Nous devons aboutir à la deuxième et à la troisième transformation afin de créer davantage de richesses et d’emplois pour nos populations », a-t-il insisté.
Abordant les perspectives économiques, le Ministre Kalil Konaté a relevé que la part de l’industrie dans la formation du Produit intérieur brut (PIB) est actuellement estimée à 22,7 %. Selon lui, cette contribution pourrait atteindre entre 30 et 32 % dans les cinq prochaines années grâce aux réformes en cours visant à améliorer l’attractivité du pays et à réduire les délais administratifs pour les investisseurs. « Nous avons l’obligation de raccourcir le parcours de l’investisseur afin qu’aucune entreprise ne renonce à s’installer en Côte d’Ivoire à cause de lourdeurs administratives », a-t-il affirmé.
Le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a répondu aux nombreuses préoccupations des membres du CESEC lors d’un échange interactif portant notamment sur le financement des PME industrielles, la formalisation du secteur informel, le développement des compétences et les défis liés à la compétitivité de l’industrie ivoirienne. Les participants ont salué la qualité des échanges ainsi que la vision présentée pour faire de l’industrialisation un levier majeur de la transformation économique de la Côte d’Ivoire.
Le président du CESEC, le Dr Aka Ahouélé, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans une série de conférences initiées par l’institution afin d’alimenter la réflexion nationale sur les grands enjeux de développement de la Côte d’Ivoire. Il a souligné que le choix du thème consacré à l’industrialisation répond à la volonté du CESEC de contribuer au débat public sur les leviers de transformation économique du pays.
« L’industrialisation constitue une condition essentielle de l’émergence de la Côte d’Ivoire. Elle est un puissant moteur de création de richesses, d’emplois durables et de valorisation de nos ressources locales », a-t-il affirmé, saluant la disponibilité du ministre Kalil Konaté à partager avec les conseillers économiques et sociaux la vision du Gouvernement en la matière.
Claude Dassé
