Djamalabo : le député Léandre Koffi dénonce l’orpaillage illégal

Le 22 août 2026 à Djamalabo, le député Léandre Koffi a profité de la finale du tournoi de football qui porte son nom pour présenter le bilan parlementaire et rappeler son devoir de redevabilité. Il a dénoncé l’orpaillage illégal, alertant sur ses conséquences pour l’environnement et les populations locales.

En marge de la finale de la première ère édition du tournoi de football qui porte son nom à Djamalabo, le député de Yamoussoukro sous-préfecture, Kossou commune et sous-préfecture, Léandre Koffi, a fait le bilan de la première session parlementaire. Le samedi 22 août 2026, face à ses électeurs, l’élu du groupe « Agir » a défendu son devoir de redevabilité, présenté les lois votées et tiré la sonnette d’alarme sur l’orpaillage.

Face aux populations, l’élu a revendiqué son devoir de redevabilité. « En tant qu’élu de la Nation, j’ai un devoir de redevabilité envers mes électeurs. C’est un exercice auquel je me soumets sans gêne », a-t-il déclaré.

Le député a expliqué le fonctionnement de l’Assemblée nationale et l’esprit de solidarité qui prévaut entre les groupes parlementaires RHDP, PDCI-RDA, « Agir », « Solidarité » et non alignés. Sur le plan législatif, il a indiqué que 27 lois ont été votées au cours de cette session. Il est revenu sur deux textes majeurs : la loi sur le foncier rural et celle relative à la biologie médicale. Cette dernière n’autorise l’ouverture d’un laboratoire de biologie médicale aux seuls médecins et pharmaciens de formation.

Léandre Koffi a pris l’engagement de pérenniser cet exercice : « À la fin de chaque session, je viendrai rendre compte. », tout en évoquant la prime spéciale accordée par le chef de l’État aux retraités et fixée aux 2/3 de la pension.

Le député a conclu son intervention par un message fort sur l’orpaillage, qu’il qualifie de danger public. « Il est temps de voir la réalité en face. On ne doit plus se voiler la face, au risque de me répéter. Nos cours d’eau, nos terres, nos forêts sont en train d’être détruits par les orpailleurs. Qu’ils soient légaux ou illégaux, ils saccagent notre écosystème », a-t-il martelé.

Face à l’urgence, il a appelé à un moratoire de cinq ans pour l’exploitation minière et interpellé les populations « À notre notabilité, aux femmes et aux jeunes, je vous appelle à cesser toute collaboration avec les destructeurs de notre sous-sol qui compromettent l’avenir de nos enfants. S’il vous plaît, essayons de prendre le problème de l’orpaillage à bras-le-corps. », a-t-il exhorté.

avec Sercom