Ce mardi 1er septembre 2026 marque le début officiel de la campagne pour l’élection à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), prévue le 12 septembre prochain à Yamoussoukro. Cette échéance, qui rythme le quotidien du football ivoirien depuis plusieurs mois, a largement éclipsé les mauvais résultats enregistrés récemment par deux sélections nationales et un club féminin ivoiriens sur la scène africaine.
Un seul candidat, Idriss Diallo, est en lice pour briguer un nouveau mandat à la tête de la FIF au terme du scrutin du 12 septembre, dans la capitale politique ivoirienne. Au point de monopoliser l’attention du monde sportif national et de reléguer au second plan les contre-performances de la sélection féminine senior à la dernière CAN au Maroc, des U20 masculins au tournoi zonal de l’UFOA B et de l’ASEC Mimosas dans les éliminatoires de la Ligue des champions féminine de la CAF.
Les Éléphantes, un double échec au Maroc
Repêchée par la CAF après son élimination par le Sénégal, la sélection nationale féminine n’a pas répondu aux attentes placées en elle lors de la 14e édition de la CAN féminine, disputée du 25 juillet au 16 août 2026 au Maroc. Les Éléphantes ont certes atteint les quarts de finale, mais leur parcours s’est arrêté face à l’Algérie. Une élimination à laquelle s’est ajoutée la désillusion dans la course au Mondial féminin 2027, avec une défaite contre le Ghana lors du barrage continental.
Les U20 tombent en demi-finale
Les U20 masculins n’ont pas davantage réussi à aller au bout de leur campagne zonale. Engagée dans le tournoi qualificatif de l’UFOA B pour la CAN U20 2027, qui se disputera au Ghana, la Côte d’Ivoire a été éliminée en demi-finale par le Nigeria, début août à Yamoussoukro. Une nouvelle désillusion pour une sélection ivoirienne qui nourrissait pourtant des ambitions dans cette compétition.
L’ASEC Mimosas, une sortie prématurée
Le troisième revers est venu de Ouagadougou, au Burkina Faso. L’ASEC Mimosas, représentante de la Côte d’Ivoire au tournoi qualificatif de la Ligue des champions féminine de la zone UFOA B, a été éliminée dès la phase de groupes. Les championnes ivoiriennes ont été battues successivement par les Ghanéennes d’Ampem Darkoa Ladies et les Nigérianes d’Edo Queens FC.
Malgré un large succès (5-0) face à l’AS Gendarmerie Nationale du Niger, les Mimos n’ont pas réussi à renverser la situation. Championne de la zone UFOA B et vice-championne d’Afrique en titre, l’ASEC Mimosas quitte ainsi la compétition prématurément et ne participera pas à la phase finale de la Ligue des champions féminine.
Trois échecs en deux mois
En l’espace de quelques semaines, le football ivoirien a donc enregistré trois désillusions majeures sur la scène africaine : l’élimination des Éléphantes en quarts de finale de la CAN et dans la course au Mondial 2027, la sortie des U20 en demi-finale du tournoi de l’UFOA B et l’élimination de l’ASEC Mimosas dans la compétition qualificative de la Ligue des champions féminine.
Des contre-performances qui, dans un autre contexte, auraient probablement suscité davantage de débats et d’analyses. Mais depuis plusieurs mois, l’élection à la présidence de la FIF occupe une grande partie de l’espace médiatique consacré au football ivoirien.
Le scrutin du 12 septembre, pour lequel Idriss Diallo est le seul candidat retenu, concentre ainsi toutes les attentions, au point de reléguer ces récents échecs sportifs au second plan. Une situation qui interroge sur la place accordée au bilan sportif dans les débats entourant la gouvernance du football ivoirien.
Adou Mel
