Football-Yamoussoukro FC : Pierre Fakhoury, Souleymane Diarrassouba… Moussa Diaby, rend hommage aux artisans de la montée 


S’il y a un homme qui est plus qu’heureux au terme de la saison 2025-2026 de football, c’est bien Moussa Diaby, le president de Yamoussoukro Football Club. Après de longues années de tentatives infructueuses, son club a réussi cette fois à assurer sa montée en Ligue 1. Dans cet entretien qu’il a accordé à afrikipresse.fr juste après le match contre Espérance d’Issia de la dernière journée de la Ligue 2, le patron du club de la capitale politique ivoirienne explique tout et rend hommage à des personnalités.

afrikipresse.fr : De Renaissance FC à Yamoussoukro FC qui a abouti à la montée  de cette équipe en Ligue 1, que de chemin parcouru !

Moussa Diaby : Effectivement il y a eu du chemin (il insiste). C’était une histoire de deux clubs de quartier qui ont fusionné pour donner Renaissance FC. Par la suite, après notre partenariat avec PFO, nous avons estimé qu’il fallait faire quelque chose de populaire pour concerner toute la ville et c’est ainsi que nous sommes arrivés à Yamoussoukro FC, une idée du PDG de PFO et du ministre Souleymane Diarrassouba pour amener la population de cette ville à se reconnaître dans cette équipe. Et c’est ce travail que nous continuons de faire. Vous avez vu tous ces supporters venus en grand nombre contre Espérance d’Issia à la l’occasion de la dernière journée. C’est phénoménal et nous profitons de l’occasion pour dire merci à la population 

afriki : On peut le dire, c’est aussi un rêve qui s’est réalisé avec cette montée. N’est-ce pas ? 

M D : Oui bien sûr, c’est vraiment un rêve qui s’est s’est réalisé parce que depuis 2013 nous sommes en train de courir derrière cette montée. Cette année, vous l’avez constaté nous nous sommes battus pour être en Ligue 1. Nous ne faisons que rendre gloire à Dieu.

Cette montée met fin aux difficultés que vous avez endurées surtout durant ces quatre dernières années…

Absolument. C’en est vraiment fini. Parce que vous savez que nous avons été dans le trio ou le quator de tête de nos poules en Ligue 2 pendant ces années sans pouvoir terminer en tête. Mais cette saison, nous avons poussé un peu plus. Nous avons clairement signifié aux joueurs que cette année, tous les matchs devraient être considérés comme une sorte de finale de coupe d’Afrique et qu’ils devraient gagner toutes les rencontres à domicile. Et c’est ce qu’ils ont réalisé. De plus, l’équipe a réalisé de bonnes performances à l’extérieur où nous sommes allés chercher des points. Aujourd’hui, la satisfaction est totale.

Quel a été l’élément sur lequel vous vous êtes basé pour motiver vos joueurs à se surpasser.

Contrairement à ce que certains pourraient penser, il ne s’agit nullement de gros moyens financiers accordés aux joueurs mais c’est le travail. Oui, uniquement le travail. Nous avons un centre hyper fonctionnel avec toutes les commodités qui permet aux joueurs de se développer, d’être athlétiques et d’être en bonne condition physique. Aujourd’hui, c’est le travail qui a payé. Nous avons une entraîneur chevronné, qui a fait monter des équipes au Sénégal. Aujourd’hui, il est là, il bosse bien et je suis satisfait de son travail et nous allons continuer, c’est un projet. 

À quel moment de la compétition avez-vous cru que la montée était possible ?

Naturellment après le match contre Leader. j’avais signifié aux joueurs de ne pas le rater car c’est une finale de coupe d’Afrique. Il fallait le gagner puisque la victoire nous rapprocherait beaucoup plus de la Ligue 1. Ils ont compris mon message et ils l’ont exécuté à la lettre. Puisqu’au bout, il y a eu la victoire. Aujourd’hui, nous sommes en ligue 1, nous sommes heureux. 

Quelle est l’équipe que vous avez quelque peu redoutée dans le championnat ?

Fondamentalement,nous n’avons redouté aucune équipe. Seulement nous nous  sommes dit qu’il y a des équipes comme l’Africa Sports d’Abidjan et le SC Gagnoa qui ont de l’expérience et du vécu dans cette épreuve et que si nous franchissons ces cap, nous pouvons atteindre la Ligue 1. Aujourd’hui, c’est chose faite après avoir battu l’Africa et fait match nul à Gagnoa contre le Sporting Club.

À qui dédiez-vous cette montée ?

En premier à notre patriarche et père à nous tous, Pierre Fakhoury. C’est grâce à lui que nous sommes en Ligue 1 aujourd’hui. Avec lui, Clyde Fakhoury le PDG de l’entreprise PFO qui a toujours été à nos côtés, qui m’a toujours apporté son soutien. Je n’oublie pas enfin mon mentor, le ministre Souleymane Diarrassouba. Il m’a prodigué des conseils, il m’a toujours reçu à sa résidence à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit. Il me disait toujours que seul le travail paie et aujourd’hui le travail a payé et nous sommes en Ligue 1.

Au moment où l’équipe accède en Ligue 1 avez-vous une pensée particulière pour certaines personnes qui ne sont plus avec vous ?

Oui oui, oui, beaucoup de pensée. Je pense à, Souleymane Koné qui a été notre premier président avant que nous n’actiions notre collaboration avec la structure PFO, sans oublier Ali Fofana dit Mourinho, mon entraîneur tragiquement décédé dans un accident. Cette montée est la leur.  Je dirais que leur projet est devenu une réalité.

–À quoi devrons-nous nous attendre en Ligue 1 ?

Nous n’allons pas tout chambouler l’équipe. Nous allons au contraire, la renforcer. Nous allons la renforcer avec des joueurs capables de nous apporter un plus afin de permettre à équipe d’obtenir le maintien au terme de la première saison. Mais je vous promets que Yamoussoukro FC fera parler de lui dans deux ans. 

Une chose est de monter une autre est de pouvoir se maintenir…

Oui, effectivement comme je vous l’ai dit, nous allons doucement en cherchant le maintien lors de la première saison en nous positionnant dans le milieu du tableau mais après, nous serons costauds

Entretien réalisé par Adou Mel, envoyé spécial à Yamoussoukro