Les cas de viols et de violences contre les filles et femmes guinéennes font légion. Depuis un certain temps, dans le pays, on assiste à la recrudescence d’un fléau qui ne faisait pas partie du paysage social guinéen.
Il s’agit des viols à répétition des filles et femmes et d’une manière générale, celui des violences faites aux femmes et aux filles. Un enquête réalisée en 2009 par le ministère de l’action sociale a démontré que « 95% des femmes âgées de 14 à 35 ans ont été victimes au moins d’un acte de violence dans leur existence ».
Ainsi, depuis près d’un an, « il ne se passe plus une semaine sans qu’on puisse parler de viol des filles », déplore une association des jeunes filles pour la promotion de l’espace francophone.
Pour mettre fin à ce fléau, l’ONG tire la sonnette d’alarme en interpellant les autorités guinéennes à tous les niveaux. « Que font nos autorités pour éradiquer ce fléau? », s’interroge la porte-parole de l’association, Marceline Williams. Si ce mal qui commence à prendre racine en Guinée n’est pas combattu, dit-elle, « que personne ne se sente à l’abri de ces délinquants qui empêchent les filles de dormir d’un sommeil tranquille. Tant que dans nos familles on a une épouse, une tante, une fille ou une nièce, personne ne doit se croire à l’abri de leurs agissements », a-t-il interpellé.
Aux forces de défense et de sécurité, l’association des jeunes filles leur demande de « traquer les hors la loi partout où ils sont avec la dernière énergie ». Aux parlementaires, elle souhaite qu’ils « durcissent la peine relative au viol comme l’ont fait plusieurs pays ».
Aliou BM Diallo