Les balivernes de Jean-Luc Mélenchon contre la souveraineté ivoirienne.

En dénonçant une "présence coloniale française" en Côte d'Ivoire, Jean-Luc Mélenchon s'attire de vives critiques. Ses propos sont perçus comme une offense à la souveraineté ivoirienne et une ignorance des réalités locales. Cette sortie polémique est qualifiée de balivernes électoralistes, déconnectées des relations partenariales modernes entre les deux nations.

Mélenchon, une machine à désapprendre. L’homme qui invoque avec ferveur la « souveraineté populaire permanente » semble parfois oublier que ce principe ne connaît ni frontière idéologique ni exception géographique.

Ce qui vaut pour le peuple français vaut également pour le peuple ivoirien. Le peuple de Côte d’Ivoire a choisi Alassane Ouattara pour un quatrième mandat conformément à notre constitution.

Le Conseil constitutionnel, seul maître du jugement définitif en matière électorale, a validé la candidature d’Alassane Ouattara conformément au droit ivoirien et à la Constitution. Les interprétations hasardeuses de Jean-Luc Mélenchon, aussi bruyantes soient-elles, ne sauraient se substituer à la souveraineté des institutions ivoiriennes et relèvent plus des balivernes que du droit.

Celui qui est instruit s’attache d’abord à comprendre les règles qui gouvernent les institutions avant de porter l’accusation. La Côte d’Ivoire est un État souverain et son peuple demeure l’unique dépositaire de sa volonté politique.

Mélenchon, une machine à désapprendre. La Côte d’Ivoire est une République souveraine dotée d’institutions, de juridictions et de mécanismes constitutionnels propres. En démocratie, ce ne sont ni les tribunes parisiennes ni les meetings politiques qui proclament les vainqueurs des élections, mais les institutions investies de cette compétence. Le peuple ivoirien s’est exprimé et les institutions de la République ont validé ce choix en désignant Alassane Ouattara comme Président de la République.

Mélenchon, une machine à désapprendre. L’accusation selon laquelle un dirigeant aurait « éliminé ses adversaires » confond a dessein la sanction judiciaire avec l’exclusion politique. Dans un État de droit, nul ne peut se prévaloir d’une immunité électorale au motif de sa popularité supposée. Lorsqu’un citoyen perd ses droits civiques à la suite d’une condamnation devenue définitive, sa capacité à être candidat légalement suspendue.

Mélenchon, une machine à désapprendre. La démocratie contemporaine regorge d’exemples similaires. En France, des responsables politiques comme Marine Le Pen ont été confrontés à des décisions d’inéligibilité prononcées par la justice, tandis qu’aux États-Unis, la privation des droits civiques empêche l’accès à certaines fonctions électives. Et j’en passe. La règle de droit ne s’efface pas devant la notoriété politique.

Mélenchon, une machine à désapprendre. La contradiction apparaît alors avec une partie des positions qu’il soutient lui-même lorsqu’il défend la primauté de la décision populaire ou l’autorité des institutions lorsqu’elles servent sa lecture des événements. La démocratie n’est pas un principe universel lorsque les urnes vous servent, puis devient relative dès qu’elles vous déplaît.

Mélenchon, une machine à désapprendre. Derrière cette controverse se dévoile une réalité plus profonde : les passions humaines, y compris celles de Jean-Luc Mélenchon, se heurtent souvent à la froide neutralité de l’État de droit. La République ne gouverne ni par l’émotion, ni par l’indignation, ni par les préférences idéologiques, mais par la loi, les institutions et la souveraineté du peuple. C’est précisément cela, la démocratie.

Dr.Kalilou Coulibaly