À l’occasion du Global Leadership by Women Summit organisé par la Fondation CMA CGM, la Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Ouattara a livré un vibrant plaidoyer pour un monde plus solidaire, s’appuyant sur près de quinze années d’engagement humanitaire à la tête de la Fondation Children of Africa.
C’est dans l’enceinte de l’École nationale supérieure maritime (ENSM), au 39 avenue Corail à Marseille, que la Fondation CMA CGM a réuni ce lundi 6 juillet 2026 des décideurs et personnalités venus du monde entier pour le Global Leadership by Women Summit 2026. Au programme : la réduction des déséquilibres économiques, le renforcement des partenariats internationaux et la construction d’une croissance plus équitable. Les organisateurs présentent ce rendez-vous comme un lieu où se retrouvent des leaders déterminés à agir concrètement face aux grands défis contemporains.
Un parcours qui inspire, du monde des affaires à l’humanitaire
Invitée à intervenir sur le thème « Les fondations, nouveaux lieux où se construit le bien commun dans un monde fragmenté », Madame Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d’Ivoire et Présidente de la Fondation Children of Africa, a captivé l’assistance en retraçant son parcours singulier. De cheffe d’entreprise ayant développé le groupe immobilier AICI et porté le groupe Jacques Dessange aux États-Unis, elle est devenue, depuis 2011, une figure de référence de l’engagement humanitaire, entièrement dédiée à la cause des enfants et des femmes. Une trajectoire résumée par une conviction qui guide toute son action : la réussite ne prend son sens que lorsqu’elle est mise au service des autres.
Des réalisations concrètes pour l’enfance ivoirienne
Devant un parterre de personnalités visiblement conquises, la Première Dame a dressé le bilan de plusieurs années d’actions menées par sa fondation :
-construction d’établissements scolaires d’excellence
-déploiement de bibliobus à travers le pays
-distribution annuelle de milliers de kits scolaires
-création de l’Hôpital Mère-Enfant Dominique Ouattara de Bingerville
-prise en charge gratuite d’enfants atteints de cancers pédiatriques
-ouverture de la Maison de Vie pour les familles d’enfants hospitalisés
-centres d’accueil pour les enfants en difficulté.
Elle a également rappelé son rôle à la présidence du Comité National de Lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants, ainsi que ses actions en faveur d’une filière cacaoyère plus respectueuse des droits de l’enfant.
Les femmes, pilier de l’avenir des enfants
Convaincue que le sort des enfants est indissociable de celui des femmes, Madame Dominique Ouattara a mis en avant le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), qui a permis à plus de deux millions de personnes de sortir de la pauvreté par le microcrédit, ainsi que la Maison des Femmes « Safe Home » d’Adiaké, dédiée à l’accueil des femmes et jeunes filles victimes de violences.
Un appel à la générosité des décideurs du monde entier
Au-delà du bilan, c’est un appel pressant que la Première Dame a lancé à la communauté internationale : dirigeants politiques, chefs d’entreprise et philanthropes doivent, selon elle, consacrer une part de leur réussite au bien-être des plus vulnérables. Investir dans l’éducation, la santé, la protection de l’enfance et l’autonomisation des femmes constitue, à ses yeux, le meilleur levier pour bâtir des sociétés plus stables et plus équitables.
« La générosité lorsqu’elle est portée par une vision peut transformer des vies et impacter durablement des communautés. Aux décideurs, j’aimerais vous encourager à consacrer autant que possible une part de votre réussite au bien-être de ceux qui n’ont pas la latitude de se construire seuls. Car il n’y a pas de petits gestes d’avenir, il n’y a que de grandes actions humaines à conduire », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements nourris de l’assemblée.
Une déclaration qui résume, à elle seule, la philosophie de Dominique Ouattara : un leadership façonné par la solidarité, la responsabilité et le don de soi , une expertise aujourd’hui citée en exemple bien au-delà des frontières ivoiriennes.
Philippe KOUHON
