Après avoir vu sa qualification retardée par l’Allemagne, samedi 20 juin 2026, date anniversaire de sa défaite face au Brésil (1-3) lors du Mondial 2010, la Côte d’Ivoire conserve néanmoins de réelles chances d’accéder au deuxième tour. Les Éléphants devront toutefois éviter de revivre le scénario cruel de 2014, lorsqu’ils avaient laissé filer leur qualification lors de la dernière journée face au Bateau Bleu de la Grèce.
Les trois précédentes participations de la Côte d’Ivoire à la Coupe du Monde se sont malheureusement soldées par des éliminations dès le premier tour. L’édition 2026, présente quelques similitudes avec ces campagnes passées, même si, cette fois-ci, les Éléphants sont toujours en course pour une place en seizièmes de finale après les deux premières journées.
En 2006, la Côte d’Ivoire avait concédé deux défaites lors de ses deux premiers matchs. Déjà éliminée, elle s’était ensuite consolée avec une victoire face à la Serbie-et-Monténégro avant de quitter l’Allemagne. En 2010, les Ivoiriens avaient débuté par un match nul puis une défaite. Malgré un large succès contre la Coréen du Sud lors de leur dernière sortie, ils n’avaient pas réussi à décrocher leur billet pour le tour suivant.
Cette année, en battant d’entrée La Tri de l’Équateur, une première en quatre participations à la Coupe du Monde, les Éléphants ont pris une option intéressante pour la qualification. Leur élan a toutefois été freiné par la Mannschaft lors de la deuxième journée. Seront-ils capables de venir à bout de la Vague Bleue du Curaçao lors du troisième match et d’atteindre leur objectif de qualification pour les seizièmes de finale ? C’est toute la question.
Cette situation rappelle inévitablement le souvenir de Fortaleza, au Brésil, en 2014. Cette année-là, la Côte d’Ivoire avait parfaitement lancé son tournoi avec une victoire contre le Japon avant de s’incliner face à la Colombie. Lors de la dernière journée, elle avait besoin d’un simple match nul contre la Grèce pour se qualifier, mais elle s’est inclinée dans les ultimes instants de la rencontre, voyant ainsi leurs rêves de qualification s’envoler.
Douze ans plus tard, les hommes de la sélection ivoirienne ont l’occasion d’écrire une autre histoire. À eux d’éviter le syndrome de 2014 et de franchir enfin le cap du premier tour.
Adou Mel
