Mondial 2026 : trois pays hôtes, 48 nations, 16 villes, 104 matchs… une édition historique


Quatre ans après le Mondial inédit organisé au Qatar, les États-Unis, le Canada et le Mexique s’apprêtent à accueillir l’édition 2026 de la Coupe du monde, prévue du 11 juin au 19 juillet. Répartie dans 16 villes, cette compétition s’annonce révolutionnaire à bien des égards. Pour la première fois de son histoire, le tournoi réunira 48 nations, contre 32 lors des éditions précédentes. Au total, 104 matchs seront disputés pour désigner le nouveau champion du monde.

Ce passage à un format XXL transforme la compétition en une immense fête populaire qui s’étendra sur l’ensemble des trois pays hôtes d’Amérique du Nord. Les supporters auront ainsi droit à 104 rencontres, contre 64 auparavant, avec davantage de surprises potentielles et, surtout, une occasion historique pour les nations émergentes de bousculer la hiérarchie établie.

Comme depuis la première édition en 1930, les sélections européennes et sud-américaines restent les grandes favorites. Les premières totalisent 12 titres mondiaux, contre 10 pour les secondes. À quelques jours du coup d’envoi, les regards se tournent naturellement vers l’Argentine de Lionel Messi, tenante du titre, et la France de Kylian Mbappé, finaliste de la dernière édition. L’Espagne, le Brésil et l’Angleterre figurent également parmi les principaux prétendants à la couronne mondiale.

Les observateurs suivront aussi avec attention le Maroc, demi-finaliste héroïque en 2022, qui n’est désormais plus considéré comme un simple outsider mais comme un véritable candidat au sacre. Dans le même temps, le Portugal emmené par Cristiano Ronaldo, qui disputera sa sixième Coupe du Monde, ou encore la Norvège, portée par son duo offensif composé d’Erling Haaland et d’Alexander Sorloth, pourraient créer la surprise et jouer les trouble-fêtes sur le sol nord-américain.

Le Mondial 2026 sera également marqué par les premières participations de l’Ouzbékistan, de la Jordanie, du Cap-Vert et de Curaçao. Cette édition permettra aussi de retrouver Haïti, la République démocratique du Congo et l’Irak, de retour sur la scène mondiale après de longues années d’absence, ainsi que l’Autriche, la Norvège et l’Écosse, absentes depuis l’édition 1998 disputée en France.

En revanche, l’Italie, quadruple championne du monde, manquera une troisième Coupe du Monde consécutive après ses absences en 2018 et en 2022. Un nouvel échec historique pour la Squadra Azzurra. Enfin, l’Afrique bénéficiera pour la première fois de dix représentants grâce à l’élargissement du tournoi, contre cinq auparavant (ou six en incluant le pays hôte lors de certaines éditions), une évolution qui offre au continent une opportunité sans précédent de briller sur la scène mondiale.

Adou Mel