L’Union interfédérale des associations féminines et des femmes Ivoiriennes de France (UIAFFIF) a décerné le Prix d’Excellence de la meilleure batisseuse de la diaspora à sa présidente, Carole Sanni. Cette distinction qui lui a été remise le samedi 10 octobre 2026 à Paris est la reconnaissance de près d’une décennie d’engagement en faveur de l’autonomisation des femmes, de la solidarité familiale et du développement de la Côte d’Ivoire.
Un engagement aux côtés des femmes
À la tête de cette organisation qui fédère plus de 3 000 membres et 17 associations, Carole Sanni défend l’ambition de faire des femmes de la diaspora un levier de solidarité, d’émancipation économique et de développement durable. L’UIAFFIF a décidé d’honorer sa présidente, saluant ainsi son parcours, son leadership et son engagement au contact des réalités quotidiennes des femmes et des familles de la diaspora Ivoirienne dans l’hexagone.
Depuis 2017, Mme Sanni œuvre à transformer les initiatives individuelles en projets collectifs. Les résultats revendiqués par la l’Union interfédérale témoignent de cette dynamique. Plus de 100 familles ont bénéficié d’un accompagnement dans le suivi scolaire, tandis que plus de 100 femmes ont été soutenues dans leur parcours entrepreneurial. À ces actions s’ajoutent l’acheminement de plus de 10 000 ouvrages et de matériel éducatif vers la Côte d’Ivoire, ainsi que des initiatives de solidarité et de formation au numérique.
De la solidarité à la construction d’un patrimoine
L’engagement de Carole Sanni ne se limite pas à l’accompagnement social. Il s’étend à la sécurisation de l’avenir des femmes et de leurs enfants, notamment à travers le projet immobilier « Une femme de la diaspora, une maison en Côte d’Ivoire ».
Cette initiative dans son plan prévoit la construction de 300 villas à Bingerville, dont les 50 premières ont été officiellement réceptionnées en janvier 2026. Pour les bénéficiaires, l’accès à la propriété représente bien davantage qu’un investissement immobilier, il constitue un ancrage dans leur pays d’origine, une sécurité familiale et un patrimoine à transmettre à leurs enfants.
Porter un tel projet exige de mobiliser des compétences, de convaincre des partenaires et de surmonter les difficultés. Une démarche qui illustre la volonté de la présidente Carole Sanni de faire passer les ambitions des femmes de la diaspora du stade des idées à celui des réalisations concrètes.
Une reconnaissance qui s’inscrit dans la durée
Cette distinction vient couronner un parcours déjà salué en 2022, lorsque Carole Sanni a reçu des mains du président de la République son excellence Alassane Ouattara le Prix national d’excellence du meilleur Ivoirien de la diaspora. Toutefois, le prix de l’UIAFFIF revêt lui une dimension toute particulière. Il émane d’une organisation et d’un réseau qui connaissent son engagement quotidien, ses sacrifices et sa constance.
Dans un entretien accordé à Kanian Magazine, elle revient sur les défis inhérents à la conduite d’un projet collectif car derrière cette trajectoire se trouve également une famille dont le soutien, notamment celui de ses enfants a contribué à rendre possible cet engagement. En honorant Carole Sanni, l’UIAFFIF célèbre donc une femme de conviction, d’engagement, mais aussi une vision, celle d’une diaspora féminine organisée, entreprenante et pleinement actrice du développement de son pays d’origine.
Plus qu’une récompense, ce prix consacre une dynamique collective, celle de femmes qui, en se donnant les moyens d’agir, contribuent à bâtir leur avenir et celui des générations à venir.
Lassina BAMBA
